Je n'ai pas de tête. Je suis omnipolaire. Je marche dans les rues en chantant mal et en faisant des punch de drum avec mes mains et en buvant du vin dans un sac en papier brun. Je bois aussi des cafés-filtre au Dégueulton, des fois j'y travaille et tout le temps j'y écoute aux tables. Je sors danser dans les bars country. Je suis pas super en Charleston. Je cherche une liberté douce. Je fragmente les histoires des gens que je rencontre au cours de mes soirées qui n'ont ni tête ni rien non plus.

mercredi 4 août 2010

Cette journée n'est pas normale.


6 heures et quart, le soir me pogne
Les métros sont bloqués
Tous, sauf le mien
Jarry - Beaubien
Infiltration d'eau, y pleut à sieaux
Dans Berri-Uqam

«Cette journée n'est pas normale»

Mon parapluie est bien trop lourd
Plus le poids d'lair, c'est pas malade
La rue est crade
J'veux un café
J'en ressors un peu rassurée

Un vieux coké fonce
Sur tout c'qui bouge
Y m'rentre dedans.
Je tombe à terre.
Mon parapluie, mon foulard rouge
Mon latté-double
Toutte sacre le camp

Dans les craques du trottoir.

«T'aurais au moins pu t'excuser»
Mais y est déjà trop tard
Cette journée n'est pas normale.

Josianne a son poncho d'pluie
Les plans sont flous, on suit la vibe
Y'a des étincelles dans le gris de la nuit

En attendant, une sangria
Comme un orage dans le désert
On compare la couleur des auras
Du monde qui commande leur dessert.

Josianne est bleue, y a rien d'plus clair.
Comme son «Blue Boy, love (...)»
Y a qu'à regarder son chandail pis son cellulaire
Tout s'emboîte, comme un casse-tête.
Pis moi c'est rose, la même affaire.

L'amour nous coule par les yeux.
La nuit a les bleus
Messemble que les signes en ont long à nous dire à soir
C'est c'quon se dit
Au moment même où dans le noir
La pluie se met à tomber
Plus fort.

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